Menu

La formation professionnelle : business ou seconde chance ?


Vendredi 8 Septembre 2017 - écrit par Marina Mourrin


Alors que le taux de chômage avoisine les 22 % en Polynésie française, la formation professionnelle apparaît comme un remède miracle à ce fléau. Avec plus de 200 organismes de formation et des mesures d’aide à l’emploi, le niveau de formation tient certes à s’élever. Pourtant, les résultats restent décevants. Pour comprendre cette dynamique, nous avons rencontré les principaux acteurs de la formation professionnelle. Seuls la Chambre de commerce et de l'industrie, des services et des métiers (CCISM) et le Centre des métiers de la mer de la Polynésie française (CMMPF) ont refusé de répondre à nos questions.



Le SEFI travaille également à l’amélioration de la qualité de ses services. crédit photo : DR
Le SEFI travaille également à l’amélioration de la qualité de ses services. crédit photo : DR
Piloté par Mme Tea Frogier, dernièrement nommée ministre de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur, le ministère du Travail et de la Formation professionnelle s’est donné pour objectif de promouvoir une politique de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelles active, axée sur l’accroissement du niveau de l’emploi et l’employabilité durable. En effet, en 2016, 69 % des offres d’emplois exigeaient un niveau de formation compris entre le CAP et la Licence (Bac +3). Pour ce faire, le Service de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle (SEFI) s’inscrit dans une démarche de montée en compétences et qualifications professionnelles des demandeurs d’emploi articulée à une politique d’échanges de données et de travail en réseau, en partenariat avec les organisations patronales, les autres services du Pays et les cellules emploi des communes afin d’identifier les besoins, proposer des formations débouchant sur un emploi et éviter les redondances dans les formations. "Pour être réellement efficients, il faut passer d’une logique de silo à une logique de réseau", souligne la direction du SEFI.

La politique du Pays en matière de formation et d’insertion professionnelles


Concrètement, cela se traduit par le développement, depuis 2014, de dispositifs de formations en alternance avec une montée en puissance de contrats de travail sous le format de l’apprentissage. L’ACT PRO (Aide au contrat de travail professionnel) est un autre dispositif, élaboré de concert avec le Fonds paritaire de gestion, qui permet à un demandeur d’emploi de suivre conjointement une formation théorique dans un ou plusieurs organismes...


Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 363 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 24 Janvier 2020 - 09:13 Une grande dame nommée Michèle de Chazeaux


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




En 2020, on fait et on refait l’histoire !

En 2020, on fait et on refait l’histoire !
Qui dit nouvelle année, dit généralement nouvelles résolutions, c’est pourquoi nous avons le plaisir de vous annoncer, chers lecteurs et abonnés de Tahiti Pacifique, le lancement de la rubrique “Pages d’Histoire”, un nouveau rendez-vous mensuel dans votre magazine, en alternance avec “L’encrier de Tahiti”, une fenêtre littéraire qui sera ouverte dès le mois de février par Daniel Margueron, ancien enseignant en lettres et écrivain spécialisé en littérature francophone en Polynésie. “Pages d’Histoire” sera réalisée par Jean-Marc Regnault, agrégé et docteur en histoire, mais aussi chercheur associé au laboratoire “Gouvernance et développement insulaire” de l’Université de la Polynésie française. Après avoir publié une centaine d’articles et une vingtaine d’ouvrages consacrés à l’Océanie, il rédigera dans nos colonnes des sujets sur les figures emblématiques et les périodes phares qui ont fait l’Histoire du fenua après 1940. Cette série historique démarre avec un coup de projecteur sur le Conseil privé du gouverneur, qui était en réalité une aberration démocratique. D’autres articles suivront : "Les crises politiques de l’année 1952 (quand Tahiti riait, l’Assemblée représentative faisait grise mine)" ; "La signature de Gaston Flosse au nom de la France du Traité de Rarotonga sur la dénucléarisation du Pacifique Sud" ; "La décision de la France de construire l’aéroport de Faa’a (pour préparer le CEP ?)" ;
"La censure de JPK en 1988", etc. Autant de thèmes contemporains et sensibles, qui alimentent encore aujourd’hui la polémique et seront passés à la loupe de notre expert pour mieux comprendre l’actualité et l’appréhender.

Et puisque l’on parle de faire et refaire l’Histoire, 2020 sera une année riche en événements, pour ne pas dire atomique ! “Jamais, le sujet de la politique de dissuasion nucléaire, et des systèmes d’armes qui sont mises en œuvres dans ce cadre, ne sera autant présent dans l’actualité nationale, internationale et dans les enceintes internationales, notamment en raison d’anniversaires”, estime ainsi Jean-Marie Collin, le porte-parole et expert de la branche française d’ICAN (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires) et chercheur associé auprès du think tank belge le GRIP (Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité). En effet, le 13 février 2020, la France “célébrera” le 60e anniversaire de son premier essai nucléaire ; du 27 avril au 22 mai, la 10e conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire verra, sans grand suspense, une absence de consensus sur comment parvenir à mettre en œuvre l’article 6 (désarmement) de ce traité entraînant sa probable (malheureusement) perte de crédibilité ; les 6 et
9 août, Hiroshima et Nagasaki vont commémorer le 75e anniversaire de leur destruction par des armes nucléaires. En outre, l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction des armes nucléaires est enfin envisagée en 2020.

Par ailleurs, sans nul doute, le discours de mi-mandat d’Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire, avec semble-t-il une tonalité très européenne, sera un moment-clé de l’évolution de la politique de la France. Localement, le Tavini Huiraatira, par la voix de Moetai Brotherson, n’a pas hésité à interpeller le président Macron sur la dépollution du site de Moruroa, dont le souhait exprimé dans un récent courrier est resté sans réponse. “Je lui porterai cette fois la lettre en main propre. Et lorsqu’il viendra chercher ses tiki et ses tīfaifai, ce serait bien qu’il en profite pour repartir avec ses deux avions remplis des déchets radioactifs”, a ironisé le député, à l’occasion d’une conférence de presse dénonçant la présence de tonnes de plutonium “dans le ventre de notre mère nourricière” après trente ans d’essais nucléaires. Oscar Temaru, le leader du parti indépendantiste, a ainsi fait un parallèle entre les fumées toxiques qui survolent notre région, suite aux incendies en Australie, avec les 46 tirs atmosphériques menés à Moruroa et Fangataufa, qui sont, selon lui, “la preuve concrète que la puissance des vents a pu transporter très loin les nuages radioactifs”. La visite express de M. Macron en Polynésie du 16 au 18 avril devrait donner le “la” à la musique qui va se jouer dans les années à venir. Bien sûr, les municipales en mars prochain pourraient apporter, elles aussi, leur lot de rebondissements et écrire de nouvelles pages de petites histoires qui font la grande.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt