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Le Cahier de l'Économie : entretien avec M. Grégoire de Chillaz, P-dg d'EDT Engie


Vendredi 6 Octobre 2017 - écrit par Christian Montet


La publication du dernier "rapport comparatif" (Benchmarking Report) de l’Association des producteurs d’énergie électrique du Pacifique (Pacific Power Association, ci-après PPA) nous offre l’opportunité de faire le point sur la tarification de l’électricité et sur la politique de l’énergie électrique de façon plus générale en Polynésie française. Nous remercions M. de Chillaz, P-dg d'EDT Engie, pour avoir accepté de nous en parler dans ces colonnes.



crédit photo : Présidence
crédit photo : Présidence
Tahiti Pacifique : Dans le rapport de la PPA, on constate tout d’abord que le prix payé par les consommateurs Polynésiens est désormais parmi les plus faibles de tous les territoires insulaires du Pacifique (voir notre rubrique ''En chiffres'' dans n° 363 Tahiti Pacifique). Est-ce que cela signifie pour vous que les débats sur le niveau excessif des prix de l’électricité à Tahiti sont largement réglés ?

Grégoire de Chillaz : Pour reprendre les propos de certains médias locaux, cela vient en tout cas "tordre le cou à une idée reçue assez répandue au fenua" qui est que l’électricité en Polynésie serait la plus chère du monde.
Le budget électricité moyen par famille est de 270 Fcfp HT / jour ou 314 Fcfp TTC / jour. Il faut rappeler que le montant de la facture intègre les coûts de production et de distribution, les charges de péréquation (2 %) qui permettent à tous les Polynésiens dont le service public est concédé de payer le même prix, ainsi que diverses redevances et taxes (TEP, taxe municipale) prélevées sur la facture (19 %).
Il est bon de rappeler que les tarifs de l’électricité ont baissé, à consommation constante, de plus de 10 % pour les...

Pour lire l'intégralité de cet Entretien, commandez Tahiti Pacifique n° 365 en cliquant ICI


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Thibaud Millet, maître ès libertés

Thibaud Millet, maître ès libertés
Thibaud Millet est le nouvel empêcheur de tourner en rond de la sphère judiciaire, le poil à gratter des autorités, le justicier des opprimés. À la rédaction, nous l’avons surnommé "l’avocat qui met les pieds dans le plat". Grand défenseur des libertés, il n’hésite pas à sortir des sentiers battus et à rentrer dans le chou de ses adversaires, les mettant face à leurs contradictions ! Illustre inconnu il y a encore six mois, Me Millet occupe depuis la crise Covid toute sa place dans les médias. En mai dernier, il a fait tomber l’arrêté du haut-commissaire instaurant le couvre-feu et l’interdiction de rassemblement. Puis, il s’est attaqué aux restrictions d’alcool. Le 22 septembre, le magistrat a également déposé deux référés-libertés concernant, cette fois, le port du masque et les gestes barrières. C’est lui qui est également l’avocat de Karl Anihia, le président de Tahiti Herb Culture, jugé en appel pour avoir planté un plant de paka devant l’assemblée et demandé la légalisation du cannabis thérapeutique. Par ailleurs, il défend son confrère Stanley Cross dans l’affaire Radio Tefana, qui oppose Oscar Temaru au procureur de la République Hervé Leroy. Autre cheval de bataille : les conditions de détention des détenus de Nuutania, la prison la plus surpeuplée de France. Ainsi, il est sur tous les fronts dès lors qu’il est question d’atteintes à la liberté. Qui est cet avocat qui n’a pas froid aux yeux ? C’est ce que nous avons voulu savoir.
Dans notre portrait à la Une, découvrez un homme passionné du juridique et expert du droit, un bosseur déterminé qui a le goût du challenge. Féru de chasse sous-marine et d’apnée, Thibaud Millet repousse ses limites, à la cour comme à la vie. Nous avons souhaité comprendre quelles sont les réelles motivations de ses plaidoiries. À propos de l’interdiction de vente d’alcool réfrigéré, il explique, par exemple, que cela s’adresse aux grandes surfaces ; les cavistes, eux, ont une dérogation. "On l’a contestée, mais le Pays nous a répondu qu’il y avait deux types de magasins pour différents publics : une clientèle qui sait déguster des bons alcools et une autre dite tout public qui se livre à une consommation de masse. Cette discrimination sociale est choquante", considère-t-il. Susciter "un vrai débat dépassionné" sur le port du masque, et vouloir des lois cohérentes et intelligibles, sans "gesticulation politique", est en outre légitime. Le tribunal administratif vient d’ailleurs de trancher dans son sens : les juges estiment notamment que l’obligation du port du masque doit être limitée dans le temps et qu’il doit pouvoir y être dérogé pour les personnes qui présentent une contre-indication médicale au port du masque. Aussi, dans ce contexte de crise sanitaire, les nombreuses contraintes exigées par les autorités au nom de la communauté sont parfois mal vécues sur le plan individuel par certains citoyens qui ont soif de liberté. Cette liberté chérie à laquelle nous aspirons tous, au même titre que l’égalité et la fraternité, les deux autres piliers de la République française. Mais n’oublions pas que "la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres". C’est toute la complexité de ce nouveau monde dans lequel nous devons réapprendre à vivre ensemble, celui de l’après-Covid. C’est pourquoi, Tahiti Pacifique s’évertue à chaque numéro à vous apporter "une goutte de liberté dans l’océan", la devise chère à Alex W. du Prel. D’ailleurs, nous avons pris également la liberté d’imprimer désormais votre magazine sur notre nouvelle presse numérique, gage d’une très haute qualité d’impression pour un rendu exceptionnel.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT