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Atimaono : un golf malade sous Perfusion


Vendredi 12 Janvier 2018 - écrit par Luc Ollivier


En poste depuis début novembre à l’Établissement de gestion et d’aménagement de Teva (Égat), en attendant son changement de nom, Yann Teagai prend la mesure de la tâche qui l’attend à la tête d’une structure en déliquescence et à la réputation sulfureuse. Ce nid à copains placés par les politiques depuis sa création dans les années 2000 a pourtant été maintenu jusqu’à maintenant à grands renforts de subventions. La nomination d’un nouveau directeur viendra-t-elle enfin offrir un avenir à notre golf ?



crédit photo : Luc Ollivier
crédit photo : Luc Ollivier
Issu du groupe Socredo, comme tant d’autres de nos dirigeants, où il a occupé plusieurs fonctions, Yann Teagai a aussi goûté au monde politique en ayant été conseiller technique aux ressources de la mer et ensuite à l’économie, avant de prendre en charge le golf de Moorea, acquis par la Socredo en 2015. Très rapidement, cet amoureux et pratiquant de ce sport a su redynamiser l’activité sur l’Île sœur en l’espace de 18 mois, multipliant les adhérents et réussissant à organiser un tournoi international au détriment du golf de Tahiti. C’était donc la personne idoine sur laquelle la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, a jeté son dévolu dès lors qu’elle a voulu restructurer l’Égat et lui confier la partie du golf.
L’Égat est un établissement qui avait vocation à gérer le golf d’Atimaono, le Jardin botanique et le musée Gauguin à Papeari, mais aussi quelques terres agricoles derrière le golf ou le motu Ovini qui servait essentiellement de lieu de bringue pour les associations ou comités
d’entreprise. Le site du motu Ovini, le Jardin botanique et la pointe avec son accès à la mer ont été affectés depuis le 1er décembre au Service du tourisme. Les 80 hectares de parcelles agricoles limitrophes au golf ont été affectés à la Direction de l’agriculture.
Ce bric-à-brac a donc volé en éclats après le constat d’échec d’une gestion calamiteuse malgré de nombreux changements de direction accompagnés à chaque fois de belles promesses de rénovation ou de projets qui restent dans les cartons : ouverture d’une distillerie, ...


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Tous ensemble

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots”, a déclaré Martin Luther King dans un discours il y a 50 ans. Si en Polynésie, comme d’ailleurs sur l’ensemble de la planète, les humains ont du mal à faire leur cette citation, il n’en demeure pas moins qu’en de rares occasions, les hommes ont la capacité de surmonter leurs différences. Quand il s’agit de politique, par exemple, on n’hésite pas à parler d’unité nationale dès lors que la patrie est en danger ou dans une moindre mesure quand la cause touche tout un peuple.
Vendredi dernier, toute la classe politique locale a salué comme un seul homme la décision de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui s’est prononcée via l’avocate générale pour l’annulation de la condamnation de Pouvana’a a Oopa en 1958. Le Metua, dont se revendiquent aujourd’hui tous les grands dirigeants politiques du fenua, devrait être réhabilité lors de la décision qui sera prise le 25 octobre prochain. À Tahiti, chacun s’est félicité de cette avancée qui rapproche un peu plus la collectivité de la Métropole, même si pour cela il aura fallu 60 ans.
L’unité affichée n’aura valu que le temps d’une décision, car voilà que se profilent des dossiers qui ne manqueront pas de raviver les dissensions. La réforme de la PSG mais aussi du Code de travail ne manqueront pas de faire des mécontents. Si la rue l’avait emporté à la veille des élections territoriales, la majorité compte bien sur sa base électorale pour passer ses réformes, en force si besoin. Persuadée sans doute que chacun de ses électeurs s’est prononcé en faveur de chacune des propositions annoncées durant la campagne.
Les réseaux sociaux et la presse hexagonale se sont mobilisés comme rarement derrière une jeune étudiante polynésienne, Ranitea Gobrait, qui malgré un résultat exceptionnel de 20,32/20 au bac s’émouvait de n’avoir pu trouver le moindre débouché universitaire. Les Polynésiens et les médias ont donc soutenu à leur manière l’étudiante au point d’en faire une affaire nationale qui après certaines vérifications ont permis de constater que la bachelière avait refusé cinq propositions…
De l’unité, de la vraie, il faudra quand même en avoir, de façon un peu plus légère, ce dimanche pour soutenir l’équipe de France de football qui jouera sa troisième finale de Coupe du monde. Le temps d’un match, la Polynésie sera derrière les Bleus… ou pas. Elle le sera plus, sûrement, derrière ses rameurs pour les Championnats du monde de va’a qui débutent jeudi prochain.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier