Menu

Coronavirus : deux paquebots refusés à Maré


Jeudi 6 Février 2020 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : AFP
Crédit photo : AFP
Deux paquebots de croisière de la compagnie Carnival, en provenance de Sydney en Australie, n'ont pu faire escale, samedi 1er et dimanche 2 février, sur Maré, une des îles Loyauté, en Nouvelle-Calédonie, sous la pression d'habitants craignant une introduction du coronavirus, a-t-on appris auprès de la compagnie qui gère les arrivées. Des banderoles évoquant le risque sanitaire avaient été déployées sur cette terre de près de 6 000 habitants quelques jours avant la venue des bateaux. "Par mesure de précaution", et après discussions avec les autorités coutumières kanak, la société chargée de l'accueil, Nengone Croisières, a décidé de suspendre les deux escales. La mesure court sur toute la semaine. 
Ce mouvement a été déclenché par "des jeunes" de l'île, a indiqué le maire de Maré Pierre Ngaiohni. Ce refus temporaire des croisiéristes a une incidence sur l'économie au niveau "des stands près de la plage et l'activité des transporteurs", a-t-il ajouté. Fin janvier, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie avait annoncé avoir renforcé la sécurité sanitaire dans le secteur des bateaux de croisière. Les compagnies de croisières "ne pourront débarquer aucun touriste sur le sol calédonien dès lors qu’elles auront identifié un ou plusieurs cas suspects de coronavirus à bord de leur navire", avait-il annoncé. Quelques jours plus tôt, un vol charter de touristes en provenance de Chine avait été annulé officiellement pour des raisons d'obtention d'autorisations. Des mesures de protection ont été prises "aux points d’entrée internationaux" comme "l'aéroport de La Tontouta (à 50 km de Nouméa) et les ports maritimes (croisières, minéraliers, etc.)" dès le début du mois de janvier. Carnival représente 85 % des escales de croisières en Nouvelle-Calédonie.

Source : Agence France-Presse

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT