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Derniers feux du Heiva i Tahiti 2019


Jeudi 8 Août 2019 - écrit par Ariitaimai Amary


Après un Heiva i Tahiti haut en couleur sur la scène de To'atā, le Musée de Tahiti et des îles accueillera les dernières représentations du cru 2019 lors du Nu'uroa Fest, le 10 août prochain. Ce sera l'occasion pour la population d'assister aux ultimes représentations des troupes et de visiter les différentes salles d'exposition du musée.



Crédit photos : DR
Crédit photos : DR
Les spectacles de danses et de chants traditionnels se sont déroulés du 4 au 20 juillet dernier, permettant au public d'apprécier les prestations des différentes troupes. Dans le souci de faire perdurer la magie du Heiva i Tahiti, le Musée de Tahiti et des îles réitère son organisation du Nu'uroa Fest. L'objectif principal de cet événement est de donner une seconde chance aux troupes n'ayant pas été primées pour qu'elles puissent se produire une dernière fois devant le public. Il faut dire qu'après tant de mois de dur labeur, il est souvent frustrant pour les artistes de n'avoir que le Heiva pour montrer leur talent. C'est donc en suivant cette logique que le ministère de la Culture et le musée ont travaillé en organisant cette manifestation culturelle pour la deuxième année consécutive.
Pour cette occasion, le costume de la troupe Pupu Tuha'a Pae, qui a reçu la distinction du plus beau grand costume de cette édition, sera donné au musée. Comme le prévoit le règlement du Heiva, la troupe remettra son costume à titre d'archive. Il rejoindra donc la collection du musée qui compte déjà près d'une centaine de costumes.

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT