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Écoles privées hors-contrat à Tahiti et Moorea : la vague Montessori


Vendredi 23 Août 2019 - écrit par Mihivai


Le paysage scolaire polynésien voit fleurir ces dernières années des écoles privées d’un nouveau genre. Ces écoles privées hors-contrat, d’inspiration montessorienne pour la plupart, proposent des pédagogies alternatives fondées principalement sur la bienveillance éducative et n’ont rien à voir avec les écoles privées sous-contrat de telle ou telle confession religieuse, avec lesquelles la population est depuis longtemps familière. Cette évolution de l’offre éducative semble traduire un changement majeur de la société dans son rapport à la parentalité et donc à la scolarité : des attentes, voire des exigences nouvelles, qui interpellent nécessairement sur les lacunes du système éducatif public traditionnel et les raisons qui poussent de plus en plus de parents à céder aux chants des sirènes de ces écoles, quitte à en payer le prix... fort !



Crédit photo : Mihivai
Crédit photo : Mihivai
Montessori : voilà un mot qui résonne de plus en plus dans les cours de récréation polynésiennes. Non, ce n’est pas le nouveau gros mot à la mode scandé par les enfants, mais une pédagogie du XIXe siècle très en vogue aux États-Unis et en Europe, et qui séduit de plus en plus de familles polynésiennes. En témoignent les cinq écoles privées hors-contrat estampillées Montessori (trois à Tahiti et deux à Moorea) dont l’éclosion croissante ces dernières années est frappante, au point de modifier sensiblement le paysage scolaire local. Si l’attrait pour les écoles privées en Polynésie n’a rien d’une nouveauté, il s’agissait jusque-là principalement d’écoles privées à caractère religieux, choix de parents soucieux d’une éducation plus encadrée, voire plus stricte, et véhiculant des croyances ou des valeurs religieuses chères à leurs yeux. Contrairement aux pains du Christ, rien de miraculeux dans la multiplication de ces écoles d’un nouveau genre : on peut y lire la conséquence directe des changements de la société qui porte un regard neuf sur l’enfant, désormais placé au centre des apprentissages et de l’attention. La bienveillance éducative semble devenir une nécessité nouvelle, faisant de la pédagogie Montessori la douce mélodie qui se prête à l’air du temps...

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT