Tout a commencé à Ua Pou, en 1987. Il y a trente-deux ans, l’île accueillait les prémices du “réveil culturel marquisien”, appelé à l’époque “Festival des Arts des îles Marquises”, en référence au Festival des Arts du Pacifique. Aujourd’hui, le Matavaa constitue un événement culturel majeur à l’échelle de la Polynésie. Pour autant, il ne s’inscrit ni dans la compétition, ni dans l’innovation, comme peuvent le faire le Heiva i Tahiti ou le Hura Tapairu, mais représente davantage un temps d’échanges et de transmissions communautaires, entre Marquisiens, avant tout. Cette année, après onze éditions, la culture marquisienne est en partie redécouverte et réappropriée. Seulement, elle fait face à des velléités d’innovations lorsque certains de la jeune génération s’en mêlent. Pourtant, si l’enjeu du Matavaa est bien la transmission, il semblerait que les représentants culturels, détenteurs d’un certain savoir, souhaitent se préserver coûte que coûte de la modernité et des risques de dérives d’une quelconque créativité. Mais comment transmettre, sinon en acceptant de passer le relais et de faire confiance à la jeunesse ? Encore faut-il que cette jeunesse détienne l’ensemble des bases solides afin de ne pas oublier d’où elle vient, pour éviter de s’égarer. Pour que ce dicton marquisien ne soit pas vain : “Te Ati Kerara e ! A kaū mai ! Peuple de la Terre des Hommes, nage vers ton avenir !”
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