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Nouvelle-Calédonie : un collégien meurt écrasé par un bus à Boulari


Jeudi 25 Juillet 2019 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Les gendarmes ont établi un périmètre de sécurité autour du corps de Rominson Ausu pour les besoins de l’enquête. Le car blanc (au fond) qui a percuté le collégien était conduit par un homme de 78 ans. Crédit photo : J.-A.G.-L.
Les gendarmes ont établi un périmètre de sécurité autour du corps de Rominson Ausu pour les besoins de l’enquête. Le car blanc (au fond) qui a percuté le collégien était conduit par un homme de 78 ans. Crédit photo : J.-A.G.-L.
Hagards, le regard tourné vers la bâche bleue tendue par les gendarmes et les pompiers, cachant le corps du petit Rominson Ausu devant l’entrée du collège de Boulari, certains parents d’élèves n’ont pas eu la force de tourner les talons et de s’en aller. À quelques mètres d’eux, les cris de désespoir de la famille de l’adolescent de 13 ans, mort écrasé par un bus scolaire, lundi matin, ont plongé Boulari dans la consternation. "Quand un enfant décède, c’est la pire des choses… En plus, à proximité d’un établissement scolaire où l’on peut légitimement penser que les enfants sont en sécurité, c’est atroce", a réagi le maire du Mont-Dore, Eddie Lecourieux.
L’onde de choc a rapidement parcouru l’établissement scolaire et bien au-delà. L’accident s’est déroulé juste avant l’entrée en classes, sous les yeux de dizaines de collégiens qui ont assisté impuissants à la scène. Pris au piège sous le véhicule, Rominson Ausu est mort sur le coup. "Toutes nos pensées vont à la famille de la victime touchée par ce drame. Mes premiers mots vont aussi aux proches et aux enfants qui connaissaient ce jeune garçon",
a déclaré Erick Roser, le vice-recteur.

Des témoins à interroger

Il était 7 heures du matin lorsqu’un bus scolaire d’une cinquantaine de places, conduit par un homme âgé de 78 ans, s’est arrêté devant les grilles du collège, laissant descendre plusieurs enfants. Rominson Ausu, lui, était en train de jouer avec des copains et un ballon. Selon plusieurs témoins, la balle leur aurait échappé, roulant sur la chaussée, juste à côté d’un passage piétons. L’adolescent, en classe de 4e, aurait alors traversé pour récupérer le ballon avant d’être percuté puis écrasé par le bus qui venait de redémarrer. Le véhicule aurait ensuite continué sa route jusqu’au lycée du Mont-Dore avant de revenir devant le collège de Boulari, comprenant le drame qui venait d’arriver.
Les circonstances de l’accident qui a coûté la vie à Rominson Ausu "restent encore à déterminer" par les enquêteurs de la brigade de Pont-des-Francais et de la brigade motorisée (BMO), a indiqué le chef d’escadron César Lizurey. "Le conducteur n’était pas sous l’emprise de l’alcool mais il reste encore à vérifier s’il roulait en téléphonant et à quelle vitesse il circulait. Ce sont des éléments que nous n’avons pas encore et que l’enquête devra déterminer",
a poursuivi le commandant de compagnie de gendarmerie de Nouméa. Placé en garde à vue pour homicide involontaire, le chauffeur de bus, titulaire du permis de conduire, a été interrogé une partie de la journée d’hier. Ses auditions devront être recoupées avec les éléments et les indices recueillis par les techniciens en identification criminelle (TIC) sur les lieux du drame, mais aussi avec les nombreux témoignages de collégiens. D’autres adolescents sont encore à interroger et la gendarmerie appelle ceux-ci, "témoins directs ou indirects", à "se rendre à la brigade du Pont-des-Français" le plus rapidement possible où ils seront entendus en priorité.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT