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Pour une réappropriation véritable par les citoyens du service public de l'électricité devant être assuré à partir de sources d'énergies propres et décentralisées


Vendredi 12 Janvier 2018 - écrit par Terii Vallaux


"Power to the people" (John Lennon et d'autres...)



Source : Reclaiming Public Services: How cities and citizens are turning back privatisation, Satoko Kishimoto et Olivier Petitjean, 2017.
Source : Reclaiming Public Services: How cities and citizens are turning back privatisation, Satoko Kishimoto et Olivier Petitjean, 2017.
Qu’est-ce que la génération d’énergie électrique distribuée (appelée aussi décentralisée) ?

Dans le modèle traditionnel de système électrique centralisé, les grosses unités de production d’énergie électrique sont typiquement situées loin des abonnés. L’énergie produite par ces grosses centrales est d’abord acheminée sur le réseau de transport Haute Tension (HT) vers des postes de transformation. À partir de ces postes, cette énergie est ensuite répartie sur le réseau de distribution Moyenne Tension (MT), auquel sont raccordés les clients industriels et les grands commerces, et sur le réseau de distribution Basse Tension (BT) auquel sont raccordés les abonnés domestiques (particuliers ou petits commerces et services).

Les inconvénients manifestes de ce modèle traditionnel incitent de plus en plus à ce que soient définies et mises en œuvre dorénavant des politiques publiques visant à promouvoir les technologies permettant...


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Vendredi 6 Avril 2018 - 12:33 Énergie : EDT dans le viseur du Pays

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier