Menu

Sécurité routière : Tahiti n'assure pas


Vendredi 29 Décembre 2017 - écrit par Alice Portevin


Trois mille conducteurs minimum circuleraient sans permis et donc sans assurance au fenua. De plus, les routes sont parcourues de personnes sous l’emprise de l’alcool et/ou de stupéfiants. Cette population représente les deux tiers des tués de l’année 2017, et un large pourcentage des accidents non mortels.



crédit photo : DR
crédit photo : DR
En matière de conduite responsable, on peut dire que la Polynésie française est loin d’être au premier rang. Alcool au volant, absence d’assurance et même de permis… Ces irrégularités sont loin d’être rares, et donnent lieu à des situations surprenantes, comme ce conducteur qui, le 16 septembre, prenait la fuite après avoir eu un accident, laissant sa voiture seule sur la RDO. C’est d’ailleurs souvent à l’occasion d’incidents bénins que la fraude est révélée. Un accrochage, ou même un simple contrôle routier. Mais combien de contrôles pour combien de véhicules en circulation ? Une minorité… Nous ne pouvons alors qu’imaginer avec frisson le nombre réel de personnes circulant dans l’irrégularité, à chaque moment, sur nos routes.

À commencer par ceux qui prennent le volant en état d’ébriété, ou sous...


Pour lire l'intégralité de cet Article, commandez Tahiti Pacifique n° 371 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 6 Avril 2018 - 12:33 Énergie : EDT dans le viseur du Pays

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier