"Nous avions enregistré 62 cas en 5 mois, et aujourd’hui 71 cas en 4 jours. C’est de la décadence", a estimé le président de la Polynésie, le 11 août dernier lors de son allocution, suite à l'explosion de cas confirmés de Covid-19 au fenua. C'était le scénario redouté de tous depuis la réouverture des frontières le 15 juillet dernier. Le couperet est tombé une première fois au début du mois d'août, avec l'annonce d'un cas de Covid+, détecté chez une croisiériste américaine à bord du Paul Gauguin, puis de quatre autres cas. Lors d'une conférence de presse, Jacques Raynal, le ministre de la Santé, s'est voulu rassurant sur ces cinq cas (trois importés et deux locaux), répétant que "le système mis en place permettait de maîtriser la situation". Il a alors recommandé fortement aux nouveaux arrivants de rester au moins quatre jours à Tahiti et Moorea, avant de partir dans les îles, pour faire leur auto-test, mais a bien dû consentir que si cette condition était "nécessaire", "il n'y a aucune obligation". Et de lâcher : "Si les touristes ont fait des réservations de vols dans les îles, on ne peut pas les retenir ni les empêcher"…
Le ministre de la Santé a recommandé également le port du masque, mais, encore une fois, sans le rendre obligatoire, considérant que c'est "dans l'intérêt de la population". Et de justifier : "On ne va pas aller courir après un tel ou un tel pour le mettre en prison !" Oui, mais voilà, coup de tonnerre la semaine suivante, on apprend que 43 cas supplémentaires ont été confirmés en seulement deux jours ! Il aura fallu une malheureuse combinaison pour en arriver là : incivisme des uns, non-respect des gestes barrières des autres, le tout déclenché par des foyers de contagion ou clusters, sur fond de fêtes. C'est la grogne générale, la population est en colère après avoir été contrainte à un confinement général. "Pendant deux mois de confinement, on nous martèle de rester chez nous pour sauver des vies et aujourd’hui, on nous martèle qu’il faut vivre avec le virus ! On peut emmener nos enfants à l’école, inutile de reporter la rentrée des classes, même si les établissements scolaires ferment les uns après les autres…", s'ingurge une mère de famille. Surtout, c'est l'incompréhension : comment peut-on enregistrer 71 cas moins d'un mois après la réouverture du ciel, alors qu'il y en avait eu "seulement" 62, entre mars et juillet ! À quoi auront finalement servi le confinement, ainsi que l’enveloppe de plus de 11 milliards de Fcfp destinée à amortir l’impact économique ?
Un cumul d'aberrations relayées par la presse nationale et internationale avec plus ou moins d'ironie…
Pour lire l'intégralité de cet article, commandez Tahiti Pacifique n° 437 en cliquant ICI
Le ministre de la Santé a recommandé également le port du masque, mais, encore une fois, sans le rendre obligatoire, considérant que c'est "dans l'intérêt de la population". Et de justifier : "On ne va pas aller courir après un tel ou un tel pour le mettre en prison !" Oui, mais voilà, coup de tonnerre la semaine suivante, on apprend que 43 cas supplémentaires ont été confirmés en seulement deux jours ! Il aura fallu une malheureuse combinaison pour en arriver là : incivisme des uns, non-respect des gestes barrières des autres, le tout déclenché par des foyers de contagion ou clusters, sur fond de fêtes. C'est la grogne générale, la population est en colère après avoir été contrainte à un confinement général. "Pendant deux mois de confinement, on nous martèle de rester chez nous pour sauver des vies et aujourd’hui, on nous martèle qu’il faut vivre avec le virus ! On peut emmener nos enfants à l’école, inutile de reporter la rentrée des classes, même si les établissements scolaires ferment les uns après les autres…", s'ingurge une mère de famille. Surtout, c'est l'incompréhension : comment peut-on enregistrer 71 cas moins d'un mois après la réouverture du ciel, alors qu'il y en avait eu "seulement" 62, entre mars et juillet ! À quoi auront finalement servi le confinement, ainsi que l’enveloppe de plus de 11 milliards de Fcfp destinée à amortir l’impact économique ?
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Edito








