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IL Y A QUARANTE ANS, L'ICÔNE DÉCÉDAIT AU FENUA : Joe Dassin, un Polynésien dans l'âme


Jeudi 20 Août 2020 - écrit par Taema Cuneo


Stupeur et incompréhension, deux sentiments ressentis par les habitants de Tahiti, le 20 août 1980, à l’annonce du décès brutal de l’une des idoles de la chanson française : Joe Dassin. Décès d’autant plus surprenant que, quelques heures plus tôt, ils pouvaient encore le croiser dans les rues de Papeete, alors qu’il s’apprêtait à se rendre pour quelques jours aux Tuamotu. Hommage à une icône très appréciée de tous les Polynésiens…



©Jean-Claude Soulier
©Jean-Claude Soulier
Stupeur, car ce qui n’était au début qu’une rumeur devient rapidement confirmation. Comment imaginer que cet homme de 42 ans, en pleine vie et en pleine possession de ses moyens, ait pu ainsi disparaître alors qu’il était au sommet de sa carrière professionnelle, adulé de tous ? Sa joie de vivre communicative ne pouvait laisser présager une aussi brutale disparition. Incompréhension, car depuis qu’il est arrivé à Tahiti quelques jours plus tôt, les journalistes de la place qui l’ont côtoyé l’ont présenté comme enjoué, heureux de venir passer quelque temps et Polynésie en compagnie d’une amie, de sa mère et de ses enfants afin de se reposer à la suite d’une série de galas, le dernier ayant été donné à Cannes quelques jours plus tôt. Alors que les journaux font leur Une de cette triste nouvelle, les détails de ce décès sont commentés dans tous les lieux publics, et même au sein des familles, car Joe Dassin est une vedette pas comme les autres à Tahiti. Depuis sa première venue au fenua il y a huit ans de cela, il a su se faire adopter par les Polynésiens et se faire apprécier, voire se faire aimer, par toutes les personnes qui l’ont côtoyé.

Victime d’un malaise cardiaque, c’est lors d’un déjeuner au restaurant "Chez Michel et éliane", au Centre Vaima que l’une des coqueluches de la chanson française du moment a été foudroyé, alors que rien ne laissait prévoir sa disparition au moment où s’il s’apprêtait à déjeuner en compagnie des membres de sa famille et de quelques amis…
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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT