Ceci rend ces économies extrêmement vulnérables en cas de choc exogène sur leur activité d’exportation principale, à savoir actuellement le tourisme international, qui s’effondre partout dans le monde en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.
Les autorités font donc face à un dilemme sanitaire et économique : soit on profite de l’insularité pour fermer les frontières et ainsi limiter ou même éradiquer totalement l’épidémie (ce qui est possible, comme l’ont démontré la Nouvelle-Zélande et la Polynésie française), auquel cas les activités économiques tournées vers la satisfaction du marché intérieur peuvent reprendre normalement, mais on condamne à mort la principale activité d’exportation : le tourisme international ; soit on accepte les touristes internationaux, auquel cas on réintroduit le virus, malgré les multiples précautions prises, avec des résultats incertains concernant le tourisme étant donné les multiples incertitudes qui affectent les voyageurs internationaux, et on pénalise à nouveau les activités économiques tournées vers le marché intérieur, notamment celles qui concernent la restauration, les spectacles et les activités de loisir.
Quelle que soit la décision prise, il faut donc évaluer les coûts et les bénéfices, pour choisir la "moins pire" des solutions. Mais cette évaluation est rendue très difficile par les nombreux effets induits du tourisme. En terme d’emplois, on sait l’importance du secteur touristique en Polynésie française, d’autant plus qu’une perte d’emploi direct dans le tourisme signifie en fait au moins une autre perte d’emploi indirecte ou induite dans les autres secteurs de l’économie : les revenus perdus par les personnes licenciées dans le tourisme ne seront pas dépensés dans le commerce ; la fermeture des hôtels ou la baisse de leur fréquentation se traduiront par une baisse des achats de ces hôtels aux autres secteurs tels que l’agriculture, le commerce et le bâtiment, et par une baisse des recettes fiscales au niveau de la collectivité…
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Les autorités font donc face à un dilemme sanitaire et économique : soit on profite de l’insularité pour fermer les frontières et ainsi limiter ou même éradiquer totalement l’épidémie (ce qui est possible, comme l’ont démontré la Nouvelle-Zélande et la Polynésie française), auquel cas les activités économiques tournées vers la satisfaction du marché intérieur peuvent reprendre normalement, mais on condamne à mort la principale activité d’exportation : le tourisme international ; soit on accepte les touristes internationaux, auquel cas on réintroduit le virus, malgré les multiples précautions prises, avec des résultats incertains concernant le tourisme étant donné les multiples incertitudes qui affectent les voyageurs internationaux, et on pénalise à nouveau les activités économiques tournées vers le marché intérieur, notamment celles qui concernent la restauration, les spectacles et les activités de loisir.
Quelle que soit la décision prise, il faut donc évaluer les coûts et les bénéfices, pour choisir la "moins pire" des solutions. Mais cette évaluation est rendue très difficile par les nombreux effets induits du tourisme. En terme d’emplois, on sait l’importance du secteur touristique en Polynésie française, d’autant plus qu’une perte d’emploi direct dans le tourisme signifie en fait au moins une autre perte d’emploi indirecte ou induite dans les autres secteurs de l’économie : les revenus perdus par les personnes licenciées dans le tourisme ne seront pas dépensés dans le commerce ; la fermeture des hôtels ou la baisse de leur fréquentation se traduiront par une baisse des achats de ces hôtels aux autres secteurs tels que l’agriculture, le commerce et le bâtiment, et par une baisse des recettes fiscales au niveau de la collectivité…
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