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SOURDE COLÈRE, UN ABORIGÈNE INDIGNÉ : Une fenêtre ouverte sur le racisme, l’Australie et son histoire


Jeudi 20 Août 2020 - écrit par Vaea Deplat


C’est en plein confinement qu’un livre magistral dénonçant le racisme en Australie a fait son entrée en trombe dans le monde littéraire francophone. Une traduction de l’ouvrage Talking to my country (2016) que l’on doit à la maison d’édition Au Vent des îles. L’appel universaliste d’un aborigène australien – grand reporter reconnu – pour que, partout dans le monde, cessent l’indifférence, l’ignorance, et le culte de l’oubli face aux populations autochtones. Une parole indignée, historique et intimiste, posant la question de la culture et de l’identité indigènes, dont la sortie en français coïncide terriblement avec le sursaut des mouvements mondiaux "Black Lives matter" dénonçant les violences policières et étatiques subies par les minorités.



©Trevor Collens / AFP
©Trevor Collens / AFP
"Ma famille ressemble à tant d’autres familles aborigènes. Ce qui nous est arrivé est arrivé à tous les autres. Nous avons éprouvé dans nos chairs la brutalité de l’Australie. On nous a volé nos terres – notre héritage. Notre langue a été bannie. On nous a pris nos enfants. Nous avons été parqués dans des missions. Nous nous sommes retrouvés malgré nous en marge de la société. Nous avons vécu sous des abris de tôles et des tentes. Les agents des services sociaux et les policiers ont envahi nos vies à leur guise. On nous a demandé de devenir semblables aux Blancs, mais dès que des Blancs nous aimaient et que nous faisions des enfants ensemble, eux aussi étaient punis."

Voici la réalité dure et crue dénoncée par Stan Grant dans Sourde colère, un Aborigène indigné, son deuxième livre paru en Australie en 2016, premier à être traduit en français cette année par la maison d’édition Au Vent des îles. Histoire d’invasion, de spoliations, d’empoisonnements, d’exécutions, de massacres, de rapts d’enfants, de ségrégation. Une réalité que trop peu de personnes, dans le Pacifique ou ailleurs, imaginent aussi dévastatrice vis-à-vis des peuples indigènes. Choquante, écorchée, indigne. Une réalité qu’il nous semblait primordial de révéler aux lendemains de la Journée internationale des peuples autochtones du 9 août dernier…
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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT